Kirk Whalum – Romance Language (2012)

Kirk Whalum – Romance Language (2012)

25° album de Kirk Whalum, ou pas loin. Et comme à chaque fois, j’ai le palpitant qui s’excite … Non pas que j’ai hâte de l’écouter, mais plutôt … Daube ou pas daube … Telle est la question … Bon cru ou pas ? Le truc avec Kirk Whalum, c’est qu’il est capable du meilleur comme du pire. Le meilleur ? Sans aucun doute la série des 3 Gospel according to Jazz (featuring George Duke, Paul Jackson Jr par exemple …), ou encore son avant dernier opus hommage à Donny Hathaway (Everything is everything – Music of Donny Hathaway) Le pire ? « The Christmas message » par exemple … trop dur pour mes oreilles sensibles …

Il sait s’entourer des meilleurs musiciens de la planète, pour ça aucun souci. Mais le reste ne suit pas toujours. C’est comme un film avec toutes les mega stars Hollywood pour un flop monumental. Les musiciens sont là pour faire leur job. S’ils sont bons tant mieux pour le disque, mais ils ne peuvent changer radicalement l’orientation prise par l’artiste, ou du moins le producteur !

Là, il accumule dès le départ les conditions de stress pour mon palpitant dont j’ai parlé au début … :

Titre de l’album : Romance Language … vous voyez ? Ça respire le sirupeux à plein nez déjà rien que là !

Date de sortie : 14 Février 2012 … Saint Valentin ! Aaaaaaaaargh shoot me … Straight in the heart ! It hurts ! Dans la gueule !!!

Je ne vais donc pas vous faire endurer ça très longtemps, mais si vous aimez les soirées romantiques, avec guimauves et candlelights, ce disque fera l’affaire … enfin, si vous avez l’être aimé avec vous .. Ben oui, sinon … mais sinon vous allez vous faire CH%$# !!!

Et oui, 10 plages langoureuses, sirupeuses, mielleuses, et autres mots en « -euse » … Qui a dit Chieuse ????? Pas de ça ici ! Mais vous ne vous rendez pas compte ou quoi ? Nous sommes sur un site sérieux, pas un défouloir bordel de M…E !!!

Le pire dans tout ça, c’est que c’est un hommage à l’album de John Coltrane et Johnny Hartman de 1963. Les 6 premiers titres sont d’ailleurs ceux de cet album, revisité par Kirk Whalum.

Musiciens :

Kirk Whalum: tenor saxophone, soprano saxophone, flute

Kevin Whalum: vocals (1-6)

Hugh « Peanuts » Whalum: vocal (7)

Marcus Finnie: drums;

Braylon Lacy: bass

Kevin Turner: electric guitar

Michael « Nomad » Ripoll: acoustic guitar

Ralph Lofton: organ

John Stoddart: piano, keyboards, organ (10), backing vocals (9)

Bashiri Johnson: percussion (1, 5, 7, 8, 10)

Javier Solis: percussion (2, 3, 6, 9)

George Tidwell: flugelhorn, trumpet.

Tracklist pour les plus courageux :

1. They say it’s wonderful – ben pas moi

2. Dedicated to you – Fallait pas, je t’assure … très mignonne la section cuivres, mais le reste … non, vraiment pas …

3. My One and Only Love – ouais, à ce jour oui ! On dit tous ça … Quoi je suis pessimiste ?!? Il m’énerve ce disque !

4. Lush Life – Ben moi, j’aimerai bien … très franchement oui ! Pour le coup, j’ai apprécié l’intro au clavier. Le reste, PUKE !!!!

5. You are too Beautiful – Je suis certain que tu es en plein rêve … car si c’est trop beau pour être vrai, c’est que vraiment tu rêves !! Rien de bon, tout est poussif là dedans !!!!

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6. Autumn Serenade – tu m’en fais un belle de sérénade là tiens … Magnifique pour un ascenseur !

7. Almost doesn’t count – reprise de Brandy, avec la voix de l’oncle de Kirk Whalum : Hugh « Peanuts » Whalum. Probablement le titre le plus intéressant. Mais que c’est du vu vu et revu … !

8. I wish I Wasn’t – Nous aussi, tu peux pas imaginer !!

9. I wanna know – On se rapproche un peu plus d’u son qui pourrait être du gospel. C’est pas mal.

10. Spend my life with you – Tout un programme chanté par son frère, au demeurant très talentueux … Kevin Whalum.

Bon, on en est venu à bout de ce calvaire … C’est finalement celui ci le pire de sa discographie et presque trop smooth jazz ! Si vous voulez deux conseils : passez votre chemin et écoutez plutôt l’album d’origine ! Ce n’était pas du tout le style de John Coltrane, mais ça sonnait bien mieux ! Ou mieux encore, écoutez Middlewood Sessions !!

Et puisque je vous adore, voici un extrait de Romance Language, avec You Are Too Beautiful :

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Ilhan Ersahin’s Istanbul Session – Night Rider (2011)

Pour cette fin d’année, je vous ai réservé un disque de choix !!! Ilhan Ersahin Istanbul session – Night Rider (2011). Je vais vous l’avouer, j’ai découvert cet artiste il y a peu, et je suis déjà fan !

Ilhan Ersahin est un saxophoniste Suédois, parti s’installer à New York City … où il a ouvert un club très tendance autour de son monde très particulier… Sa planète .. La planète NUBLU. Ce label accueille aujourd’hui beaucoup d’artistes dont Wax Poetic, groupe qu’ilhan Ersahin a monté en plus de ces projets personels.

Il s’est entouré ici de trois musiciens TRES talentueux (trio de Stambouliotes) :

– Alp Ersönmez à la basse (bassiste attitré de Tarkan)

– Turgut Bekoglu à la batterie (batteur pour la diva Sezen Aksu)

– Izzet Kizil aux percussions (Bebel Gilberto, Natasha Atlas …)

Il a décidé de ne faire intervenir aucun guest, pour conserver cet esprit electro jazz bien à eux. Exit donc Erik Truffaz avec qui il a beaucoup tourné avec cette formation.

Night Rider fait appel à ses racines turques, par son père, mixés aux sonorités propres à son label : Nublu.

Les pistes de l’album :

01. Etnik – magnifique mélange de sonorités Electro Jazz et World, Rythmiques très « turques » justement. Un bijou. Excellente entrée en matière. Pour moi, le meilleur titre !

02. Night Rider – Sonorités très particulières, gros travail sur l’ambiance sonore, notamment avec une basse étouffée et des percussions oeuvrant sans relâche !

03. Black Sea – Titre plus Jazz – Rock, avec une batterie et une basse bien plus marquées, avec un son bien plus « propre ».

04. Nirvana – Il en faut toujours un, un titre plus … Peacefull .. Nirvana porte bien son nom. Très belle piste.

05. Birds – Là, je suis prêt à parier que ce titre est très influencé par Michel Portal. ET pas seulement lui, mais son travail avec Mino Cinelu. Magnifique … Son du sax retenu, limite soufflé, et un jeu de percussions tournant autour, avec une basse très ordonnée, qui conserve son jeu, imperturbable.

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06. One Zero – Sonorités beaucoup plus électrique, plus Jazz – Rock, avec un accent sur le Rock. Influence Miles Davis du début des années 80.

07. Hadi Gel Artik – Là, je n’adhère pas, désolé … Quelques bonnes choses, mais cette rythmique yéyé, très peu pour moi … Ce titre tombe comme un cheveu dans la soupe … Pas à sa place !

08. Huzur – Titre très entraînant, avec grosse basse, batterie imposante, avec quelques envolées lyriques (si) d’Ilhan Ersahin au sax.

09. Gece Inerken – Dernier titre de cet opus, dans une ambiance underground, avec une rythmique obsédante, un sax chantant la nuit. C’est simplement superbe.

Pour ce sixième album en son nom (il a près d’une quinzaine d’albums au complet mêlant d’autres projets), Ilhan Ersahin et son trio Stambouliotes ont su retrouver l’esprit ROOTS de ce projet initial, avec un bijou ! Procurez vous cet album, en MP3, CD, Vinyl, mais ne passez pas à côté !

Vidéo Bonus en live à Otto :