Dilouya – Dilouya’s Faithful Circus (2012)

Dilouya – Dilouya’s Faithful Circus (2012)

Je me fais un peu plus discret ces derniers temps … manque de temps … mais quand je prends une claque musicale, j’en parle ! Là, je trouve le temps. C’est exactement ce qui m’est arrivé en écoutant le premier album solo de Dilouya. Je vais prendre deux secondes pour vous présenter cet artiste : (Romain) Dilouya sait jouer de la batterie et du piano … en mode autodidacte s’i vous plaît. Amoureux fou de musique soul, acid jazz, funk (Stevie Wonder, Quincy Jones, Donald Byrd, Marvin Gaye, Michael Jackson, Lennon&McCartney, Roy Ayers, Donny Hathaway, George Duke, Airto Moreira, Marcos Valle, …) il façonne quelques titres mûrement réfléchis puis décide de les faire écouter … le résultat ? Cet album incroyable avec des featuring à faire palir les plus grands producteurs actuels !

Laissez moi vous emmener faire un tour sur sa planète …

Les musiciens participants à cette aventure :

Acoustic & Electric Guitars : Greg Emonet

Bass : Aurelien Calvel, Ben Molinaro

Drums : Gregory Louis

Background Vocals : Mehdi Benjelloun, Julia Cinna, Dilouya

Flute : Laurent Dessaints

Cello : Jeremie Arcache

Harmonica : Hugh Coltman

Keys, Percussions, all kinds of programming & all other instruments : Dilouya

Tracklist :

1-THE WAY IT GOES WITH SANDRA NKAKÉ & JOHN TURRELL : Ca démarre plutôt bien puisqu’il a décidé de me faire plaisir !! Sandra Nkaké en lice pour ce premier titre !! Titre résolument Acid Jazz dans ce qu’il y a de plus beau ! UK Sound inside ! refrain tout en syncopes, background vocals impeccables, John Turrell, que j’adoore, de Smoove & Turrell (I Can’t Give You Up, c’est lui). Petit riff de batterie pour compléter le tableau, une basse très présente et je suis aux anges. Mais histoire d’en rajouter une couche, Dilouya nous balance un son Gospel avec Sandra Nkaké et John Turrell aux commandes … Wow … PUNCH ! In Yo Face !

2-OVER THE SUN WITH OMAR : Histoire de me faire encore plus mal, Dilouya s’est associé avec LA VOIX !!! OMAR reste pour moi LA plus belle voix, tout simplement. et Over the sun est un titre complètement en phase avec sa musique, son univers avec une petite touche de Stevie Wonder. UN BIJOU ! Vous apprécierez je l’espère le magnifique travail de la flûte de Laurent Dessaints … Gregory Louis, très bon travail à la batterie, les sonorités claviers 70’s … so good !! Ca ne se voit pas mais je bouge comme un gamin derrière mon écran !

3-SOMETHING ABOUT YOU WITH JUAN ROZOFF : Juan Rozoff incarne lui le FUNK Français depuis des années, et avec brio ! Je suis unfan. Le retrouver là est pour moi complètement naturel ! Il se devait de faire parti de cette histoire ! Très bon morceau mid tempo, Horns Sounds, Rozoff impeccable, sonorités riches qui nous emportent …. et un solo de guitare … Miam … delicious. Il me rappelle le solo de Beat It, juste comme ça … en passant. Et j’ajouyerai le magnifique travail de Jeremie Arcache au violoncelle. Remarquable !! Balancer tout ça dans un seul morceau .. wow, Romain … ton secret ?

4- THE TRUTH WITH JOHN TURRELL – Guitare saturée pour annoncer le retour de John Turrell. Soul & Rock vibes qui montre l’étendu de l’univers de Dilouya. Spectre énorme, talent everywhere. Ça fait du bien bordel ! J’apprécie le décalage avec un piano omni présent. Damned ! Le Bridge FUNK est GENIAL !! FFF aurait pu écrire ce morceau ! Ils me manquent grave eux d’ailleurs … Marco, reviens !

5-RUNNIN’ AWAY WITH SLY JOHNSON : C’est par lui que j’ai connu Dilouya. J’ai adoré son travail avec le Saïan Supa Crew et surtout sur son album solo 74. C’est tout naturellement que j’ai acheté dès sa sortie ce single avec quelques mix. Et là, je tombe dans de l’acid jazz qui te fout de la chair de poule en barre !! Sly est Magique, les arrangements incroyables, la basse me tue … de l’orfevrie ! Incognito n’aurait pas fait mieux ! Bluey, check this out !!! Mention spéciale pour la ligne de piano sur la dernière partie de ce titre.

6-TIME’S GONE WITH HUGH COLTMAN : Superbe chanteur anglais qui fut (et est toujours en fait) le chanteur de The Hoax … Hugh Coltman s’illustre ici sur un titre très original, inclassable. Il assure également à l’harmonica, sur fond de violoncelle. Très bon titre qui em rappelle, avec un soupçon de folk en plus, They won’t go when I go, du géant Stevie Wonder … Et non, je n’ai pas penser à cela à cause de l’harmonica !

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7-IF I WAS A MILLIONAIRE WITH MERLOT : Là, une calque dans la gueule ! Je ne m’attendais pas à écouter Merlot sur cet album ! Et pourtant, il est excellent ! Plus loin de son univers très personnel, que j’aime beaucoup, il nous berce avec talent sur un son acid jazz succulent. Le bassiste est ici en très grande forme !

8-THE DANDELION THEME : Alors là, je dis ATTENTION ! Du TRES GRAND ! Contrebasse magnifique, superbe flûte, sonorités rhodes, Batterie très inspirée et très Nu Soul, c’est un hymne à la beauté pour moi ! ce titre restera gravé en moi longtemps ! Le seul instrumental qui donnera des idées pour le prochain album de Dilouya !

9-RIGHT TIME WITH N’DEA DAVENPORT : N’Dea Davenport est particulière pour moi. Je l’ai découverte en live avec Al Jarreau il y a quelques années, c’est le moins que l’on puisse dire … Puis avec les Brand New Heavies .. ZE groupe ! Puis en SOLO avec quelques tueries ! Et là ? Complètement dans son élément avec un EXCELLENT titre percussif, acid jazz énergique ! Dilouya a tout compris d’elle pour en tirer la quintessence. Les arrangements, notamment les cuivres (keyboards certes) sont terribles. La Basse … wow … j’adorerai n’avoir que la piste de basse pour la bosser chez moi ! Jamiroquai doit baver en ce moment !

10-GOODBYE WITH JOHN TURRELL : John Turrell is back sur un titre plus POP, et plus proche d’un univers POP UK même. Les Beatles ne doivent pas se tenir très loin. C’est moins ma culture, mais quand c’est réussi, il faut le dire .. alors je le dis : c’est réussi !

11-BODY ROCK WITH BEAUTYFULL : Ovni à l’approche ! Back in the 80’s ! Titre electro pop avec de fortes influences pour moi du grand Herbie Hancock, avec son HIT planétaire ROCK IT ! J’adhère complètement pour ce bonus track ! Ca sent le morceau où tout est joué par Dilouya. Je vais lui demander à l’occasion. [Mode Mytho ON] Oui, quand il viendra dîner la prochaine fois, je lui poserais la question.[\Mode Mytho OFF]. George Duke a fait un morceau dans cette veine dans les 80’s tiens ! Bref, ma came. J’insiste … les claviers transpirent le Herbie Hancock ! Damn, il joue comme ça de manière autodidacte ?!? C’est pas juste  !!!!

12-THE WAY IT GOES SMOOVE REMIX : Smoove remixe ici un des titres où se distingue son accolyte John Turrell. Très belle version Club !

13-THE WAY IT GOES KING BRITT : ZE King Britt que j’adooore !! Dilouya, comment tu as pu faire ça ?!? King Britt revisite, remixe également ce titre .. Bien à sa sauce ! Du grand ! Ca ne se voit pas, mais je prends mon pied ! 9min40 de Kiff intégral ! Deep House !

14-RUNNIN’ AWAY L’AROYE REMIX : Un des titres que j’avais acheté justement avant la sortie de l’album. Mix Ovniesque ! Je ne connaissais pas L’Aroye, je vais m’y atteler ASAP maintenant ! C’est vraiment très bon !

Pour conclure, RIEN à jeter dans ce bijou ! ACHETEZ CET ALBUM TOUT DE SUITE !!! Il sera peut être remboursé par la sécu tellement c’est du bon !!!!!

DILOUYA … TRES SINCEREMENT … BRAVO ET CHAPEAU BAS !

Bonus son :

PS : si tu me lis Dilouya, je rêve de pouvoir t’inviter chez moi pour partager du bon son !

Chico & Rita (2010)

Chico & Rita par Fernando Trueba & Javier Mariscal

Une fois n’est pas coutume, j’ai décidé de vous parler d’un film, et non d’un disque ou d’un concert. Et qu’en plus ce film est un film d’animation. Et qu’en plus ce n’est pas hyper récent … Je colle donc fortement à l’actualité en vous parlant rapidement d’un OVNI datant de 2010 (mais sorti en France en Juillet 2011  😉  ).

Alors pourquoi toutes ces entraves ? D’abord parce que je suis un peu chez moi, et ensuite parce que je reste finalement très proche de ma ligne directrice … la Musique !

Le Picth :

Cuba, 1948. Chico, jeune pianiste talentueux, écoute les derniers airs de jazz venus d’Amérique, en rêvant de s’y faire un nom. De son côté, la belle et sauvage Rita essaie de gagner sa vie en chantant dans les clubs et les bals populaires, où sa voix captive toute l’assistance. Des bordels de la Havane à New York, en passant par Hollywood, Paris et Las Vegas, la musique et ses rythmes latinos vont les entraîner dans une histoire d’amour passionnée, à la poursuite de leurs rêves et de leur destinée.

Merci Allocine.fr

Bon, comme ça, pas super alléchant, je vous l’accorde. Mais si vous êtes aussi amoureux que moi de la musique cubaine, du be-bop, du Jazz Cubain, vous serez conquis par ce film. Et je tiens à ajouter que l’histoire d’amour impossible est terriblement prenante, triste, frustrante, magnifiquement rendu à l’écran par les talents réunis autour de ce projet.

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Lors de cette histoire, qui démarre avant l’arrivée de Fidel Castro au pouvoir et fortement inspirée de la vie de Bebo Valdès (voix de Chico dans le film et compisiteur de la musique de ce film), nous croisons Chano Pozzo, Charlie « Bird » Parker, Nat King Cole (doublé par son frère Freddie Cole), Thelonius Monk, Ben Webster et Dizzy Gillespie !!! Rien que ça ! Ça pète dans tous les coins, les musiques sont magnifiques (Jazz, Mambo …), les voix féminines sensuelles, les dessins simplistes mais amplement réalistes pour un rendu proche de la perfection. Tout musicien ou aficionados DOIT voir ce film une fois dans sa vie. C’est un cours d’histoire ainsi qu’un cours sur la culture musicale.

Il a tout de même obtenu le Goya du meilleur film d’animation, nominé au Oscars, Prix Fnac pour un long métrage à Annecy, le European film awards du meilleur film d’animation … bref, pas un film passé complètement inaperçu, même si la France n’a pas fait honneur avec ses 100 000 entrées… no comment …

Rectifiez le tir ! C’est bon pour vous !

The Middlewood Sessions (2012)

Middlewood Sessions – The Middlewood Sessions (2012)

Middlewood Sessions, c’est d’abord la rencontre de deux anglais, Mark Slater and Alex Beauchamp, en 2006. Amoureux de jazz, soul, funk & hip – hop, ils n’ont qu’un objectif commun : créer un mix de toutes leurs influences, s’entourer de talents dans le même mood et vibrer ! Gilles Peterson leur file un coup de pouce mérité avec un premier titre sur Brownswood en 2007 (Fall Back), puis ils sortent deux nouveaux titres sur Wha wha 45s en 2008 (Red waters & Astro blue) et ce n’est qu’en 2012 que sort leur premier album !

Musiciens :

Alex Beauchamp : Guitar / Bass

Mark Slater : Rhodes / Piano / Producteur / Arrangeur … !

Craig Bowen : Drums

Adam Goldmsith : Bass

Paul Butler : Percussion

Nesreen Shah, Nc Newman, Pete Simpson: Vocals

Horns Section :

Ant Thompson
Terence Smith
Matt Burke
Gemma Hankins
Rob Skeet
Laura Beavers
Tom Elliott
Sarah Potts
Karen Burland-Clark

Strings section :

Rosie McConaghie
Hazel Ross
Charley Miles
Susannah Simmons
Natalie Dudman
Ellen Brookes
Matt Bugg
Sian Stuart
Liz Hanks
Tom Collingwood

Avec autant de monde, on s’attend à du lourd ! Le duo Slater / Beauchamp a écrit tous les morceaux de cet album, avec la participation de Nc Newman et Pete Simpson sur trois titres.

Tracklist :

1. Red waters – Premier titre édité en 2008 sur Wha Wha 45s, révisé en 2012 pour obtenir un énorme titre Acid Jazz / Nu jazz percutant ! Ca envoie du lourd dès le début, avec une section cuivres en pleine forme, une batterie péchue, un son Rhodes comme je les affectionne … Comme ça fait du bien d’entendre ce genre d’ambiance en 2012 ! Faudra penser à éponger le front de Craig Bowen, le batteur, à la fin du morceau.

2. Astro Blue – Encore un gros titre acid – jazz, deuxième titre paru en 2008 sur Wha Wha 45s, ajoutant la magnifique voix de Nesreen Shah ET la sublime section cordes qui se mêle magnifiquement avec les cuivres, tout en douceur … Excellent Bridge. Splendide. Quelques sonorités rappelant Quantic. Je surkiffe !

3. Fall Back – Encore un excellent titre, leur premier sur Brownswood en 2007, sur le même modèle que les premiers. Superbes arrangements des cordes & cuivres !

4. Quadra – Midtempo avec la toujours très belle voix de Nesreen Shah. Il y a eu un gris travail sur les arrangements, encore une fois. Très bien construit, superbes sonorités, Rhodes hyper bien posé. La seconde partie est très surprenante : on accélère le tempo, cuivres à donf, batterie sous redbull, tout le monde s’y met pour nous réveiller ! Rien à envier à Tower of Power cette Horns Section. Ils prennent des risques et c’est explosif à chaque fois ! Rien que pour ce morceau, cet achat est rentabilisé !

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5. Used to be – On calme un peu le jeu, avec en lead vocal Nc Newman. Superbe cuivre, morceau qui sonne d’avantage acoustique pour une raison que j’ignore … choix de l’ingénieur du son probablement pour un titre un peu plus pop avec tout le positif que cela comporte. Et là encore, la seconde partie nous réveille par ses cordes, batterie, percussion très présentes ! Très belle section !

6. Help Me – On reste sur un mid Tempo, avec la succulente voix de Pete Simpson, voix suave si l’en est ! Je suis moins fan de l’interprétation de Nc Newman sur ce titre .. performance un peu plate. Beau titre, même si on regrette le trop court « temps de parole » de Pete Simpson. En revanche, encore une fois … suuuuperbe String Section !

7. Weightless – Démarrage léger, en apesanteur, pour une ambiance Cinematic Orchestra, dans tout ce qu’il y a de meilleur ! Tres belle plage avec mon chouchou Pete Simpson ! Et ça redémarre fort ! Ils nous surprennent à chaque fois ! Les cuivres pêtent, la batterie est dynamisée, les cordes assurent une base solide … c’est magnifiquement construit ! Quoi ? Déjà 5:16 de passée ????

8. Morning Star – Percussions en avant, cuivres, cordes et batterie en force … Tempo envolé, soutenu par la Horn Section tout en finesse, Nesreen Shah en action. A noter à mi parcours le très beau duo Batterie / Percussion suivi par les Fender Rhodes / Basse. Là, on se verrait bien vivre ça en Live !!! Ils ne restent JAMAIS dans leur zone de confort, ils tentent systématiquement de nous surprendre, de nous faire plaisir !! En plein dans le mille ! Une des meilleures pistes de ce très bel album.

9. Then He Was Gone – Cinematic Orchestra est dans la place ! Down tempo emmené par Nesreen Shah et la vibrante section cordes, dont je suis tombé amoureux semble – t – il hein … Et à mi chemin, changement de ton une nouvelle fois pour des percussions très présentes accompagnant Nesreen Shah. On ne veut simplement pas que cela se termine … Ça sent l’ode de fin, et c’est bien dommage.

Conclusion inutile … Procurez vous cet album, il faut les encourager à nous faire encore plus plaisir et à partir sur les routes du monde pour faire partager leurs talents ! Disponible sur toutes les plateformes (Itunes et autres) ou encore depuis leur site web !

INDISPENSABLE !!

Paolo Fresu & Omar Sosa – Alma (2012)

Paolo Fresu & Omar Sosa – Alma (2012)

Alma est la rencontre de deux personnalités bien connues des aficionados de jazz : le trompettiste italien Paolo Fresu et le pianiste cubain Omar Sosa. Ils sont accompagnés sur 4 titres du violoncelliste, producteur, compositeur, arrangeur brésilien Jaques Morelenbaum.

12 plages composent cet album (label Tûk Music de Paolo Fresu), toutes composées par les deux protagonistes à l’exception de Under African Skies, reprise de Paul Simon.

Tracklist :

1. S’inguldu – Premier titre avec la participation de Jaques Morelenbaum. A écouter fort tant l’ambiance générée par les percussions est agréable. Nombreuses sonorités improbables, parfaite incursion du violoncelle. Une réussite qui me rappelle à certains moments Sixun.

2. Inverno Grigio – Down tempo, Paolo Fresu mêle les sonorités de trompette pour un rendu exquis, rien que ça. La seconde partie de ce morceau est une pure merveille, avec entre autres l’utilisation du Fender Rhodes par Omar Sosa. C’est dans ces conditions que je me remémore une phrase de Miles Davis, notre maître à tous :  » Rien ne sert de jouer beaucoup de notes, il suffit de jouer les plus belles ». Tout est dit.

3. No Trance – Morceau tout en retenu pour justement ne pas entrer en transe ! On la frôle si souvent pourtant, notamment Omar Sosa. Construction très intéressante, utilisation des graves assez originale, percussions répétitives pouvant nous conduire jusqu’à cet état de transe justement. Wow … une leçon d’arrangements !

4. Alma – Seconde apparition du brésilien Jaques Morelenbaum, pour un morceau très calme, cool … so soft. Un peu plus conventionnel, attendu, moins mémorable par la force des choses. Je n’accroche pas, même si c’est parfaitement produit. Les deux dernières minutes tentent un passage par Cuba, mais pas suffisamment.

5. Angustia – Superbe, magnifique !! Complicité à son summum ! Duo Piano / Trompette qui servira de modèle ! Percussions très furtives mais très efficaces !

6. Crepusculo – Troisième participation du violoncelliste brésilien, toujours pour un morceau tout en douceur. Beaucoup d’émotion, mais pas ce que je préfère, sorry.

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7. Moon on the sky – Ca oui, ça me cause d’avantage ! Paolo Fresu en très grande forme où il brille à la trompette, où il est parfait aux percussions, et Omar Sosa qui se lâche un peu plus.

8. Old D Blues – Morceau un peur plus classique que le reste de l’album. A écouter dans la pénombre, pour se détendre.

9. Ninos – Morceau très particulier avec une rythmique en background, voire même plus loin encore, à contre courant des mélodies piano et trompette. Très créatif. Pas hyper nerveux, mais limite envoûtant. On aimerait entendre parfaitement ce qui est filtré en fond sonore !! Cela éveille notre curiosité !

10. Nenia – Un peu trop académique pour moi. Je passe.

11. Under African Skies – Excellente reprise de Paul Simon !  Très belles incursions du violoncelle. Omar Sosa joue là vraiment comme je l’apprécie le plus ! L’esprit de Bobby McFerrin a dû passer par les studios durant cet enregistrement 😉  Ne manque que Miriam Makeba pour atteindre l’apothéose.

12. Rimanere Grande – Non, là non … je ne peux pas comprendre un final pareil ! Vous n’avez PAS LE DROIT de faire de la soupe, c’est INTERDIT !

Pour conclure, un album en demi teinte avec d’excellents moments, et d’autres trop académiques .. loin de ce qu’ils font habituellement en solo. Mais je conseille tout de même l’achat d’Alma, pour les 9 plages qui m’ont données beaucoup d’émotion ! 9 plages sur 12, c’est plus qu’acceptable non ?

Bonus vidéo avec Under African Skies :

Conversations with Christian McBride (2011)

Chris McBride is back !! Bon, en fait, il ne part jamais longtemps. Il ne s’arrête finalement jamais de bosser ce grand gaillard ! Il joue sur des projets radicalement différents les uns des autres, et c’est tant mieux pour nous. Ici, alors qu’il vient de sortir un album avec son Big Band (The Good Feeling), il décide de sortir un album audacieux … Conversations with Christian McBride.

Oui, il s’agit bien de conversations, à deux, avec le langage que lui et ces invités maîtrisent le mieux : la musique !

Pour illustrer son spectre musical, chaque morceau porte une empreinte particulière, singulière, sans aucune faute de goût.

1 – Afrika avec la merveilleuse Angélique Kidjo. Jeu assez classique mais très efficace de Chris McBride sur la première moitié du morceau. Très dansant ! Ensuite, mélange de scat et d’impro à la basse.

2 – Fat Bachs & Green avec la violoniste Regina Carter. Rayon classique pour ce morceau … enfin, pas longtemps quand même. Une minute après le démarrage, virage en walking bass. Go Jazz Go ! Ecoutez attentivement le jeu de Regina Carter quand le Maestro se la joue solo.

3 – Consider me gone. Magnifique, MAGNIFIQUE version de ce classique POP avec le cerveau de ce morceau : STING ! Je l’ai toujours dit, ce gars oscille parfaitement entre Pop et Jazz. Et c’est souvent en Jazz que je le préfère.

4 – Guaejo y Tombao avec le pianiste Eddie Palmieri. Latina !!! Quelle patate !! Il joue et « chante », à la Keith Jarrett, sur son jeu, à 75 ans ! A l’écoute de ce morceau, je ne voudrais pas être à a place des corde de la contrebasse … elles prennent chères les pauvres !

5 – Baubles, Bangles and Beads – Roy Hargove co-interprète ici un classique rendu populaire par Peggy Lee (1954). Jeu très conventionnel, walking bass et trompette posée. Quelques envolées solos, mais on reste un peu sur notre faim tout même. On est plus proche d’un Wynton Marsalis, que j’apprécie beaucoup, que du Roy Hargrove habituel. Petite déception, même si le solo de fin mérite notre attention.

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6 – Spiritual avec Dr Billy Taylor au piano. L’ancien directeur du JFK Center for the Performing Arts joue ici un jeu sobre sur un tempo lent. Pas ma came, même si c’est très bien joué. Le second solo de Christian McBride est en revanche très beau. Sa contrebasse chante, tout simplement.

7 – It’s your Thing, avec la génialissime Dee Dee Bridgewater. Ths Isley Brother seraient fier de cette reprise soooo FUNKY ! Cette grande dame est impressionnante. Elle ne sait rien faire de mauvais, toujours le truc en plus. C’est un concentré d’Al Jarreau et de James Brown. Ce morceau est une merveille de complicité entre Christian McBride et Dee Dee Bridgewater. Enorme. Un nouveau classique.

8 – Alone Together avec Hank Jones. Jazz … good one … du bon, classique, mais très bon ! Enregistré peu de temps avant le décès du grand Hank Jones.

9 – McDukey Blues avec ZE GEORGE DUKE. Pure tradition Be Bop. Ils se connaissent bien ces deux là, et ça se voit ! Le solo de Chris McBride est fabuleux ! L’accompagnement de Sir Duke (oui, j’ai osé là aussi) est juste parfait. J’aurai souhaité un solo piano, mais bon … pas là.

10 – Tango Improvisation #1 avec le grand Chick Corea, explorateur s’il en est ! Chick Corea en très grande forme ! Chris McBride inspiré de jouer avec une telle pointure ! Le meilleur solo de contrebasse de cet album selon moi !

11 – Sister Rosa avec Russell Malone. Bon, autant le dire de suite, pas ma came du tout. Très bien fait, mais je n’accroche pas du tout au jeu de guitare de Russell Malone … navré. Trop plat pour moi. Ca sent trop le sirupeux.

12 – Shake ‘n Blake avec Ron Blake. Un autre pote de Christian Mcbride ! Ce saxophoniste est en train de se créer un nom sur la scène jazz internationale. Encore une fois, je ne suis pas hyper fan de son jeu, mais le duo envoie du lourd ! leur « conversation » devient de plus en plus intéressante au fil de l’écoute. Mériterait un poil de folie tout de même.

13 – Chitilins and Gelitefish avec Gina Gherson. Ben justement, en parlant de folie, en voila !!! Magnifique actrice sous estimée qui se met ici à jouer, attention, de la guimbarde !! Avec FOLIE !!!! Terrible, décalé !!!

Autant de talents, de légendes autour d’un seul homme !! Bravo, et aucun complexe à avoir : c’est déjà un géant !