Osaka Monaurail – State Of The World (2011)

Osaka Monaurail – State of the world (2011)

Pour un été FUNKY, je vous suggère fortement de passer par la case Osaka Monaurail. Tout droit venu du Japon, ce groupe, qui exerce depuis plus de 20 ans, est composé aujourd’hui de 9 musiciens qui ont dû tomber dans la marmite de FUNK tout petit ! Oui, Osaka Monaurail est u groupe résolument FUNK, véritable enfant légitime des JB’s. LEs 70’s coulent dans leur veine et c’est tout bénéf pour nous ! Imaginez vous obtenir de nos jours de nouvelles compositions avec ce son unique, reconnaissable parmi tant d’autre, celui des années 70 : Grosse basse, batterie percusive, guitares en boucle, cuivres explosifs, Claviers à la sauce Funky Worm … le tout sur un son légèrement étouffé. A l’ancienne !! Old School !

Ses influences sont donc tout naturellement les suivantes : James Brown, Marva Whitney pour qui il a réalisé « I Am What I Am », Bobby Byrd, Lyn Collins, Lee Austin, Curtis Mayfield, Isaac Hayes.

Depuis que je me suis procuré cet album, je l’écoute au moins 3 fois par semaine … comme une drogue !! Viiite, ma dose de funk !! Je pense que James Brown, Fred Wesley, Pee Wee Ellis doivent être fier de cet héritage mené de mains de maître par Ryo Nakata ! Et soyons clairs, Ryo Nakata revendique complètement le fait de ressembler artistiquement à son idole James Brown. Pour moi, c’est fait.

Les musiciens composant Osaka Monaurail

Ryo Nakata (vocal/keyboards/percussions)

Kentaro Yamagata & Yohchi Masago (trumpets)

Shimon Mukai (tenor saxophone)

Katsutoshi Hiraishi (trombone)

Dan Hayami & Yuichi Ikeda (guitars)

Dai Nakamura (bass)

Soki Kimura (drums)

Tracklist 

1 – State of the world : Soul, groove mid tempo

2 – The Archipelago : Premier véritable morceau JB’s avec une superbe section cuivre, rythmique en loop … magique.

3 – Endemism : morceau qui aurait pu sortir fin des 60’s. Superbe ! Claviers old school .. un régal.

4 – Stop doggin’ me around : Morceau tribute au tout début du funk, avec la voix de Ryo, batterie bien présente … !

5 – Syrinxology : petit délire de Ryo Nakata avec une intro lunaire avec un son clavier étrange, qui se poursuit avec des sons faussement cuivres étouffés pour un rendu très intéressant … surprenant. 4 minutes de léger délire de Ryo Nakata, toujours sauce FUNK.

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6 – Work Song : Superbe Down Tempo tune. Langoureux, lancinant, so groovy …

7 – Hund Up : Son résolument plus moderne, un soupçons de Breakestra dans ce très bon morceau qui met une nouvelle fois en avant la voix de Ryo Nakata. A noter un très bon solo de guitare, mêlé à une section cuivre toujours au top.

8 – Andrias Japonicus : un bijou jazz … superbe solo de Katsutoshi Hiraishi au trombone … magnifique travail de l’ingénieur du son … bravo!

9 – Mother Popcorn : Pour enfoncer le clou, il assume parfaitement son héritage en reprenant Mother Popcorn (1969) du Godfather of Soul, James Brown himself !! Pour interpréter ce morceau, la ligne vocale est remplacée par le clavier de Ryo Nakata. Avec BRIO ! En toute honnêteté, je n’aurai pas aimé qu’il le rempalce à la voix … ça aurait probablement cassé cet hommage. On ne remplace pas facilement James Brown … pas sur les compositions originales de JB en tout cas.

10 – Ain’t it funky now : Et là, il va encore plus loin … il a repris les partitions du morceau original, repris les arrangements et il s’est fait plaisir. Tout y est ! Les fins connaisseurs reconnaîtront même certaines touches qui rendent la version originale unique dans cette cover (exemple à 4:18), avec il est vrai un piano incroyablement funky. Un grand moment !!!!!

11 – Something – Pour clore cet opus, Osaka Monaurail reprend Something … des Beatles. Ryo Nakata montre son ouverture d’esprit et marque ici son influence particulière qu’à l’Angleterre, et notamment Londres, depuis son adolescence.

Pour terminer, un petit live from Cosmic Groove Session de Montpellier… 15 minutes de FUNK ! Chair de poule garantie !

G’s Way – Seventy Seven (2011)

G’s Way – Seventy Seven (2011)

Oui, une fois encore, je fais une review pour un disque qui date de quelques mois … Mais là, pas le choix de faire autrement ! Je n’en ai eu connaissance que cette semaine, et c’est un gros coup de coeur ! J’en ai eu quelques uns ces derniers temps, je suis gâté !

G’s Way … c’est qui ? C’est quoi ? Ça se mange ? Bon, G’s Way c’est tout d’abord un musicien de talent, qui a rouler sa bosse avec des grands … des noms ? Ok, rien que pour vous : Sly Johnson (que je kiffe grave), Versus, Corneille et son protégé Gage, Rimshot Crew … Et G’s, ce n’est pas qu’une lettre majuscule ! De son vrai nom Gérald Bonnegrace, GG a décidé de passer sur le devant de la scène avec son projet personnel ! Et quel projet !!! Il a composé, arrangé et produit l’intégralité de cet album !

Trève de blabla inutile, allons y franchement !

Musiciens :

Gérald Bonnegrace aka GG aka G’s Way : Percussions, trumpet, trombone, keyboards, bamboo flute ……… rien que ça

Thierry « JP Groov » Jean-Pierre : Bass

Stefane Goldman : Guitar

Sylvain « Sly » Fetis : Baritone & tenor saxophon

Christian Templet : Drums

Réda Samba : Drums on Parisisco

Tracklist :

1 – Latin Bubbles featuring Ronald Baker on Trumpet : intro basse, keyboard ambiance Jazz Funk, guitare wah wah en background. Puis les cuivres explosent nos tympans ! Je sens les pattes d’eph’ pousser, la coupe afro s’emparer de moi … je suis bien … Par dessus ça, Ronald Baker nous abreuve d’un solo subtil avec un boulot à a basse impeccable !! Nous sommes ensuite transporté dans une ambiance afro – latin que j’affectionne tout particulièrement. Superbe boulot.

2 – Seventy Seven featuring Thomas Koenig on Flute : Je le redis encore une fois, j’adore le son et le jeu de Thierry Jean-Pierre à la basse. C’est donc une fois de plus le cas ici … j’ai peur de me répéter tout au long de cet article. Je vais faire attention. Jazz – Rock à l’affiche assez punchy, percussions / cuivres / batterie en action ! Je suis scotché par la guitare, et c’est pas hyper fréquent. Solo sobre de Thomas Koenig sur une rythmique entêtante menée par les cuivres éclatants … Définitivement ma came ! Aaaah, je suis désolé mais écoutez moi cette basse !! Ce morceau est incroyable ! Il me prend toutes mes tripes … tout est bon, rien à jeter. 6 minutes de gourmandises. Il est écrit pour moi, c’est pas possible autrement (Mode mytho Off).

Allez, je respire 20 secondes et je repars …

3- Catch me if you can : Latin Jazz mes amis ! Superbe jeu Percu / Batterie. Les arrangements cuivres sont déments, le sax est incroyable .. il veut jouer, s’exprimer, il enrage !!! C’est sublime, punchy grave comme disent les jeunes. Gerald nous gratifien d’un jeu de percussions fabuleux sur une rythmique qui a bien décidé de ne pas le lâcher. Il assure comme une bête. Il est tout seul à jouer là ? Il est où le secret ?? Dynamo est dans la place ? Il y a de la magie ? Si je vous dis « Chair de poule », vous me croyez ? Non, je ne dis rien pour la basse, je ne ferai que me répéter …

4 – Dirt Road featuring JC Moine -Keys  : Intro percussions / cuivres feutrés pour nous emmener sur un tempo Afro Beat digne des plus grands. Oui, pourquoi aurais-je peur de le dire ? G’s Way et ses potes ont tout le talent pour ne pas avoir à rougir de leur travail face aux plus grands ! Bravo ! Groove Collective a tenté quelques morceaux dans le même genre, et je trouve que celui ci rend un meilleur hommage à l’Afro Beat, en partie grâce au jeu de percussions et au solo sax de Sylvain Fetis. JC Moine rend une partition impeccable aux claviers – Funky time ! C’est une BOMBE ce morceau ! Petit bémol : la fin en decrescendo … mais je chipote.

5 – Faubourg Saint-Denis featuring Thomas Koenig : Jazz Rock bien gras avec un lead Flûte étonnant sur un rythme pareil ! 2 minutes d’excellent groove avec un très bon Koenig.

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6 – Parisisco featuring Pierrick Pedron on Alto Sax : Ca attaque sévère avec des cuivres en forme, une batterie haletante, et surtout un sax (Pierrick Pedron donc) qui semble heureux de pouvoir s’exprimer ici tant son solo est fougueux ! La basse est … ok, j’arrête avec la basse !!! Nan parce que … OK !

7 – How U Doin’ featuring Yan Schumacher on Flugelhorn : Ambiance Acid Jazz, il fait beau, le soleil brille ! Comment je vais ? Wow .. bien ! Horns section parfaite, guitare bien placée, refrain entraînant et très belle partition de trompette.

8 – Escapade : Rythme endiablé, bamboo flûte en action, claviers en furie, ça envoie du gros ! Le JTQ (James Taylor Quartet) n’est pas loin ! Deuxième partie du morceau, on ralentit un peu la cadence histoire de reprendre un peu son souffle. Il sait jouer de tout Gerald, très bon à la flûte. Puis le rythme se remballe avec un solo de clavier hyper speed ! C’est bon tout ça ! ET je n’ai rien dit de la basse !! Hahaha !!!

9 – Don’t be quiet : Ambiance jazz Funk sur ce très bon morceau ! Les percussions occupent tout l’espace, les cuivres (et la basse) complètent tableau ! Je reste un peu sur ma faim sur le solo de clavier, mais tout est tellement bien foutu … notamment le somptueux solo de sax ! Ce morceau nous pousse à aller voir G’s Way en live ! On en veut encore plus ! Des dates prévues ? G’s, n’hésite pas à intervenir sur ce blog !

10 – Kiss and Fly : Interlude de fin – Percussions et cuivres, avec notamment un solo de trompette de G’s à faire palir tous les trompettistes … Oui, il sait tout jouer. J’ajouterai que les arrangements cuivres sont PARFAITS !

Comme vous l’aurez probablement compris, ce disque est une révélation pour moi. Je ne connaissais pas du tout cet artiste, je vais maintenant le suivre de manière rapprochée ! Je m’en voudrais de râter un passage live, un nouvel album, un featuring .. Bref, nous avons en face de nous un grand de la scène musicale. Alors, je vous demanderai de vous jeter sur les plateformes de téléchargement légales (Bandcamp, itunes …) pour vous procurer cet album ! Une autoproduction de TRES haut niveau !

Sandra Nkaké – Nothing for Granted (2012)

Sandra Nkaké – Nothing for Granted (2012)

Fraîchement sorti, le dernier album en date de Sandra Nkaké est enfin entre mes mains ! Si j’avais eu un peu plus de temps, j’aurai chroniqué cet album il y a quelques jours … mais voilà, ce n’est pas toujours simple ! Et j’adooore raconter ma vie …

Sandra Nkaké est particulière pour moi .. je la suis depuis un bout de temps … en solo, avec Push Up!, en featuring, au travers de Ji Drû et je me sens proche d’elle sans l’avoir jamais réellement rencontrée. One day … maybe 😉 [ Oui, c’est une perche géantissime Sandra].

Jazz Village a eu l’excellente idée de signer Sandra Nkaké sur ce nouveau label (au travers de Harmonia Mundi), au coté du grand Ahmad Jamal.

Ici, nous sommes finalement loin d’un univers Jazz, mais c’est ça LA grande force de cette musique … le Jazz inspire, le Jazz est inspiré par tous les univers musicaux … et c’est pour tout ça que j’en suis fou !

Son univers à Sandra Nkaké, c’est … pfff c’est très grand ! C’est Soul, deep, Groove, Pop Rock énergique, roots, teinté de jazz vibes. Du tout bon. Mais ça donne quoi sur ce dernier opus ? Let’s check it out !

Musiciens :

Sandra Nkaké : Voix / Clavinet

Jî Drû : Flûte / Voix / Rhodes / Orgue / Clavinet / percussions ……. (rien que ça. Lui, c’est un très grand !)

Julien Tekeyan : Batterie / Shaker (Impeccable)

Christophe Minck : Basse (j’adore ce musicien !)

Matthieu Ouaki : Guitare (un travail incroyable sur cet album)

Antoine Berjeaut : Trompette, Bugle (je VEUX un album solo Antoine)

Et un grand bravo à Jean Baptiste Brunhes pour le mixage !!!!

Tracklist :

1 – Always The Same : Ça démarre par un subtil mélange soul / pop avec des cuivres tout en douceur … un refrain entraînant. Nous sommes ainsi, rien ne peut réellement nous changer … et au final, c’est pas si grave. Très beau morceau poussée par une voix incroyable, qui me file la chair de poule sur les 40 dernières secondes ! Next, j’ai hâte !

2 – Same Reality : Pop mid tempo à travers le regard d’une junkie attendant que son destin change … Sublime, et je pèse mes mots. Toujours une section cuivres discrète mais parfaitement posée, Sandra Nkaké émouvante pour des paroles graves.

3 – Like a Buffalo : MORTEL !! Oh, désolé … je cause le djeun’s … Mais … MORTEL !! Rock energique avec uJî Dru à la flute impeccable, Sandra Powerful, sur une rythmique endiablée comme un buffle à la recherche de sa liberté ! Un homme refuse la fatalité, et moi j’aime ça ! Hey, la trompette est extra ! Mais trop courte !! Encooooore !

4 – Show Me The Way : Pop Soul mid tempo, avec les ingrédients que j’adore : Sandra + Cuivres délicats + superbes lyrics + Batterie qui n’en fait pas des tonnes, juste le nécessaire. Show me the way to Heaven, I feel fine

5 – Toc Toc Toc : Mais qui perturbe sans cesse Sandra en claquant sur sa porte à pas d’heure ?!? J’ai pas tout compris à ce qui se trame, ais je m’éclate ! Un bon gros délire : des voix freaky, des rires genre Mouahahahahahaha et des bruitages étranges, des portes qui grincent ! Un ovni ce morceau, je kiffe donc !

6 – Conversation : Petite indiscrète !! Sandra endosse une Tiny little girl qui se cache et observe en secret les adultes. Ambiance enfantine plutôt bien réalisée. Pas le meilleur morceau, mais c’est très bien fait ! I like conversation when I don’t say a word … espiègle je vous dis !

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7 – Mankind : Toujours à la recherche de liberté ! Sandra un peu plus énervé que sur Conversation. Elle est loin la petite fille ! La ville brûle ! Encore de superbes lyrics ! Riot on the name of freedom ! A écouter TRÈS FORT ! La fin est énorme !

8 – Nothing For Granted : Voix grave, flûte magnifique, refrain ovniesque (oui, ça existe) – Wow ! Surprenant ! Et j’adore le travail méticuleux sur la guitare. La seconde partie du morceau est d’avantage SOUL et c’est du BONHEUR EN BARRE !! HURLE POUR NOUS SANDRA !! Après ça, tu DOIS nous faire du Gospel !!!!!!!!!

9 – Rock It Better : Ambiance Reaggae, jamaica ! Oooh, c’est du bon ça ! Jérôme toujours aussi bon à la flûte … Je kiffe … tranquille … une réussite.

10 – You’d Better Dance : Je me répète, mais bordel c’est bon ! Pop énergique, cuivres parfaitement posés, et Sandra est incroyable dans ce rôle. Le « rock » dans ce qu’il y a de plus pur lui va comme un gant !

11 – Skeletone : Melting pot de tout un tas de styles musicaux, avec un travail sonore aux petits oignons. Tout droit sorti d’une B.O imaginaire. Quentin Tarantino doit l’utiliser un jour sur un de ses films ! Shake my bones

12 – No More Trouble : Magnifique soul mood, grave et sombre. Une magnifique manière de clore un opus magique, intemporel, parfois spatial tellement il nous emporte loin …

Est-ce que vous avez bien saisi le message ? Oui, il faut se procurer cet album ! Vous pouvez passer par si vous le souhaitez. Mais si vous préférez aux formats numériques, c’est dans les e-boutiques habituelles !

Séquence vidéo cadeau: 

Et pour vous donner envie de la voir en LIVE, comme au café de la danse le 11 avril prochain :

On s’y croisera peut-être 😉

Pour finir, le clip officiel de Like a Buffalo :

Chico & Rita (2010)

Chico & Rita par Fernando Trueba & Javier Mariscal

Une fois n’est pas coutume, j’ai décidé de vous parler d’un film, et non d’un disque ou d’un concert. Et qu’en plus ce film est un film d’animation. Et qu’en plus ce n’est pas hyper récent … Je colle donc fortement à l’actualité en vous parlant rapidement d’un OVNI datant de 2010 (mais sorti en France en Juillet 2011  😉  ).

Alors pourquoi toutes ces entraves ? D’abord parce que je suis un peu chez moi, et ensuite parce que je reste finalement très proche de ma ligne directrice … la Musique !

Le Picth :

Cuba, 1948. Chico, jeune pianiste talentueux, écoute les derniers airs de jazz venus d’Amérique, en rêvant de s’y faire un nom. De son côté, la belle et sauvage Rita essaie de gagner sa vie en chantant dans les clubs et les bals populaires, où sa voix captive toute l’assistance. Des bordels de la Havane à New York, en passant par Hollywood, Paris et Las Vegas, la musique et ses rythmes latinos vont les entraîner dans une histoire d’amour passionnée, à la poursuite de leurs rêves et de leur destinée.

Merci Allocine.fr

Bon, comme ça, pas super alléchant, je vous l’accorde. Mais si vous êtes aussi amoureux que moi de la musique cubaine, du be-bop, du Jazz Cubain, vous serez conquis par ce film. Et je tiens à ajouter que l’histoire d’amour impossible est terriblement prenante, triste, frustrante, magnifiquement rendu à l’écran par les talents réunis autour de ce projet.

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Lors de cette histoire, qui démarre avant l’arrivée de Fidel Castro au pouvoir et fortement inspirée de la vie de Bebo Valdès (voix de Chico dans le film et compisiteur de la musique de ce film), nous croisons Chano Pozzo, Charlie « Bird » Parker, Nat King Cole (doublé par son frère Freddie Cole), Thelonius Monk, Ben Webster et Dizzy Gillespie !!! Rien que ça ! Ça pète dans tous les coins, les musiques sont magnifiques (Jazz, Mambo …), les voix féminines sensuelles, les dessins simplistes mais amplement réalistes pour un rendu proche de la perfection. Tout musicien ou aficionados DOIT voir ce film une fois dans sa vie. C’est un cours d’histoire ainsi qu’un cours sur la culture musicale.

Il a tout de même obtenu le Goya du meilleur film d’animation, nominé au Oscars, Prix Fnac pour un long métrage à Annecy, le European film awards du meilleur film d’animation … bref, pas un film passé complètement inaperçu, même si la France n’a pas fait honneur avec ses 100 000 entrées… no comment …

Rectifiez le tir ! C’est bon pour vous !

The Middlewood Sessions (2012)

Middlewood Sessions – The Middlewood Sessions (2012)

Middlewood Sessions, c’est d’abord la rencontre de deux anglais, Mark Slater and Alex Beauchamp, en 2006. Amoureux de jazz, soul, funk & hip – hop, ils n’ont qu’un objectif commun : créer un mix de toutes leurs influences, s’entourer de talents dans le même mood et vibrer ! Gilles Peterson leur file un coup de pouce mérité avec un premier titre sur Brownswood en 2007 (Fall Back), puis ils sortent deux nouveaux titres sur Wha wha 45s en 2008 (Red waters & Astro blue) et ce n’est qu’en 2012 que sort leur premier album !

Musiciens :

Alex Beauchamp : Guitar / Bass

Mark Slater : Rhodes / Piano / Producteur / Arrangeur … !

Craig Bowen : Drums

Adam Goldmsith : Bass

Paul Butler : Percussion

Nesreen Shah, Nc Newman, Pete Simpson: Vocals

Horns Section :

Ant Thompson
Terence Smith
Matt Burke
Gemma Hankins
Rob Skeet
Laura Beavers
Tom Elliott
Sarah Potts
Karen Burland-Clark

Strings section :

Rosie McConaghie
Hazel Ross
Charley Miles
Susannah Simmons
Natalie Dudman
Ellen Brookes
Matt Bugg
Sian Stuart
Liz Hanks
Tom Collingwood

Avec autant de monde, on s’attend à du lourd ! Le duo Slater / Beauchamp a écrit tous les morceaux de cet album, avec la participation de Nc Newman et Pete Simpson sur trois titres.

Tracklist :

1. Red waters – Premier titre édité en 2008 sur Wha Wha 45s, révisé en 2012 pour obtenir un énorme titre Acid Jazz / Nu jazz percutant ! Ca envoie du lourd dès le début, avec une section cuivres en pleine forme, une batterie péchue, un son Rhodes comme je les affectionne … Comme ça fait du bien d’entendre ce genre d’ambiance en 2012 ! Faudra penser à éponger le front de Craig Bowen, le batteur, à la fin du morceau.

2. Astro Blue – Encore un gros titre acid – jazz, deuxième titre paru en 2008 sur Wha Wha 45s, ajoutant la magnifique voix de Nesreen Shah ET la sublime section cordes qui se mêle magnifiquement avec les cuivres, tout en douceur … Excellent Bridge. Splendide. Quelques sonorités rappelant Quantic. Je surkiffe !

3. Fall Back – Encore un excellent titre, leur premier sur Brownswood en 2007, sur le même modèle que les premiers. Superbes arrangements des cordes & cuivres !

4. Quadra – Midtempo avec la toujours très belle voix de Nesreen Shah. Il y a eu un gris travail sur les arrangements, encore une fois. Très bien construit, superbes sonorités, Rhodes hyper bien posé. La seconde partie est très surprenante : on accélère le tempo, cuivres à donf, batterie sous redbull, tout le monde s’y met pour nous réveiller ! Rien à envier à Tower of Power cette Horns Section. Ils prennent des risques et c’est explosif à chaque fois ! Rien que pour ce morceau, cet achat est rentabilisé !

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5. Used to be – On calme un peu le jeu, avec en lead vocal Nc Newman. Superbe cuivre, morceau qui sonne d’avantage acoustique pour une raison que j’ignore … choix de l’ingénieur du son probablement pour un titre un peu plus pop avec tout le positif que cela comporte. Et là encore, la seconde partie nous réveille par ses cordes, batterie, percussion très présentes ! Très belle section !

6. Help Me – On reste sur un mid Tempo, avec la succulente voix de Pete Simpson, voix suave si l’en est ! Je suis moins fan de l’interprétation de Nc Newman sur ce titre .. performance un peu plate. Beau titre, même si on regrette le trop court « temps de parole » de Pete Simpson. En revanche, encore une fois … suuuuperbe String Section !

7. Weightless – Démarrage léger, en apesanteur, pour une ambiance Cinematic Orchestra, dans tout ce qu’il y a de meilleur ! Tres belle plage avec mon chouchou Pete Simpson ! Et ça redémarre fort ! Ils nous surprennent à chaque fois ! Les cuivres pêtent, la batterie est dynamisée, les cordes assurent une base solide … c’est magnifiquement construit ! Quoi ? Déjà 5:16 de passée ????

8. Morning Star – Percussions en avant, cuivres, cordes et batterie en force … Tempo envolé, soutenu par la Horn Section tout en finesse, Nesreen Shah en action. A noter à mi parcours le très beau duo Batterie / Percussion suivi par les Fender Rhodes / Basse. Là, on se verrait bien vivre ça en Live !!! Ils ne restent JAMAIS dans leur zone de confort, ils tentent systématiquement de nous surprendre, de nous faire plaisir !! En plein dans le mille ! Une des meilleures pistes de ce très bel album.

9. Then He Was Gone – Cinematic Orchestra est dans la place ! Down tempo emmené par Nesreen Shah et la vibrante section cordes, dont je suis tombé amoureux semble – t – il hein … Et à mi chemin, changement de ton une nouvelle fois pour des percussions très présentes accompagnant Nesreen Shah. On ne veut simplement pas que cela se termine … Ça sent l’ode de fin, et c’est bien dommage.

Conclusion inutile … Procurez vous cet album, il faut les encourager à nous faire encore plus plaisir et à partir sur les routes du monde pour faire partager leurs talents ! Disponible sur toutes les plateformes (Itunes et autres) ou encore depuis leur site web !

INDISPENSABLE !!

Paolo Fresu & Omar Sosa – Alma (2012)

Paolo Fresu & Omar Sosa – Alma (2012)

Alma est la rencontre de deux personnalités bien connues des aficionados de jazz : le trompettiste italien Paolo Fresu et le pianiste cubain Omar Sosa. Ils sont accompagnés sur 4 titres du violoncelliste, producteur, compositeur, arrangeur brésilien Jaques Morelenbaum.

12 plages composent cet album (label Tûk Music de Paolo Fresu), toutes composées par les deux protagonistes à l’exception de Under African Skies, reprise de Paul Simon.

Tracklist :

1. S’inguldu – Premier titre avec la participation de Jaques Morelenbaum. A écouter fort tant l’ambiance générée par les percussions est agréable. Nombreuses sonorités improbables, parfaite incursion du violoncelle. Une réussite qui me rappelle à certains moments Sixun.

2. Inverno Grigio – Down tempo, Paolo Fresu mêle les sonorités de trompette pour un rendu exquis, rien que ça. La seconde partie de ce morceau est une pure merveille, avec entre autres l’utilisation du Fender Rhodes par Omar Sosa. C’est dans ces conditions que je me remémore une phrase de Miles Davis, notre maître à tous :  » Rien ne sert de jouer beaucoup de notes, il suffit de jouer les plus belles ». Tout est dit.

3. No Trance – Morceau tout en retenu pour justement ne pas entrer en transe ! On la frôle si souvent pourtant, notamment Omar Sosa. Construction très intéressante, utilisation des graves assez originale, percussions répétitives pouvant nous conduire jusqu’à cet état de transe justement. Wow … une leçon d’arrangements !

4. Alma – Seconde apparition du brésilien Jaques Morelenbaum, pour un morceau très calme, cool … so soft. Un peu plus conventionnel, attendu, moins mémorable par la force des choses. Je n’accroche pas, même si c’est parfaitement produit. Les deux dernières minutes tentent un passage par Cuba, mais pas suffisamment.

5. Angustia – Superbe, magnifique !! Complicité à son summum ! Duo Piano / Trompette qui servira de modèle ! Percussions très furtives mais très efficaces !

6. Crepusculo – Troisième participation du violoncelliste brésilien, toujours pour un morceau tout en douceur. Beaucoup d’émotion, mais pas ce que je préfère, sorry.

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7. Moon on the sky – Ca oui, ça me cause d’avantage ! Paolo Fresu en très grande forme où il brille à la trompette, où il est parfait aux percussions, et Omar Sosa qui se lâche un peu plus.

8. Old D Blues – Morceau un peur plus classique que le reste de l’album. A écouter dans la pénombre, pour se détendre.

9. Ninos – Morceau très particulier avec une rythmique en background, voire même plus loin encore, à contre courant des mélodies piano et trompette. Très créatif. Pas hyper nerveux, mais limite envoûtant. On aimerait entendre parfaitement ce qui est filtré en fond sonore !! Cela éveille notre curiosité !

10. Nenia – Un peu trop académique pour moi. Je passe.

11. Under African Skies – Excellente reprise de Paul Simon !  Très belles incursions du violoncelle. Omar Sosa joue là vraiment comme je l’apprécie le plus ! L’esprit de Bobby McFerrin a dû passer par les studios durant cet enregistrement 😉  Ne manque que Miriam Makeba pour atteindre l’apothéose.

12. Rimanere Grande – Non, là non … je ne peux pas comprendre un final pareil ! Vous n’avez PAS LE DROIT de faire de la soupe, c’est INTERDIT !

Pour conclure, un album en demi teinte avec d’excellents moments, et d’autres trop académiques .. loin de ce qu’ils font habituellement en solo. Mais je conseille tout de même l’achat d’Alma, pour les 9 plages qui m’ont données beaucoup d’émotion ! 9 plages sur 12, c’est plus qu’acceptable non ?

Bonus vidéo avec Under African Skies :

The Unity Sextet (2012)

The Unity Sextet (2012 chez Légère Recordings)

Premier album pour ce groupe particulier, dont je ne connais quasiment rien … c’est presque une énigme … Je vais donc lutter et transpirer à grosses gouttes pour réaliser une review digne de ce nom.

The Unity Sextet est né il y a moins d’un an ! Les musiciens formant ce groupe se sont rencontrés lors de différents festivals de jazz dans lesquels ils jouaient, et Buddy Franco s’est dit : « Hey, pourquoi ne pas bosser ensemble, se rapprocher d’un producteur de talent qui pourrait nous produire de manière spontanée .. là … » Ce producteur n’est autre que Lack of Afro !! Quelques semaines plus tard, le groupe est né et l’enregistrement réalisé. Elle est pas belle la vie ?

The Unity Sextet est composé des musiciens suivants :

Buddy Franco : Saxophones. Il a par ailleurs composé l’intégralité de l’album … rien que ça.

Fat Thumbs Ronnie : Piano & Vibes

Cassius Farqhuar : Drums & Percussion

Fats Young Jr. : Guitares

Junior Oliver : Upright Bass

Chuck Waldron : « Electronics » … claviers quoi

Tracklist :

1. One for people (Part 1) – Titre electro jazz, dans la lignée d’un St Germain. Boucle de basse, mid tempo, avec un sax inspiré en background. Belle entrée en matière.

2. The Arrow – Titre jazz flirtant avec le jazz cubain, batterie en syncope, boucles Basse / Guitare, incursions sublimes de keyboards sonorités Fender Rhodes, sax limite en transe  … Très belle plage.

3. Ten days (Part 1 & 2) – même rythmique que le titre précédent avec des percussions très présentes. Les sonorités guitares rappellent fortement Lack of Afro ! Certains passages sont empreints d’Afro Beat. Répétitif mais agréable. Je me serai tout de même passé des sonorités électroniques ajoutées.

4. Interlude 1 – Une interlude quoi …

5. Right Now! – Excellent titre electro jazz qui fera remuer le popotin des plus récalcitrants ! Get up & dance ! Fats Thumbs Ronnie en pleine forme !

6. Us Six – Aaaah que j’aime ces sonorités claviers ! Section cuivres parfaitement posée, en re-recording car seul Buddy Franco joue des cuivres sur cet album. Guitare, Sax, Basse, Piano y vont de leur solo.

7. Do me a Fredo – Le titre est lui aussi une énigme pour moi. Qu’est-ce que faire un Fredo ?? Quoi qu’il en soit, très bon titre electro jazz avec une mise en avant de la guitare, piano et un bon solo de sax.

8. Interlude 2 – RAS

9. Black Pearl – Morceau Mid Tempo, cool, smooth avec un Buddy Franco en forme. C’est beau, rien d’extravagant, mais cela s’écoute plutôt bien.

10. Swing Swang Swingin – On reste sur un tempo cool, un plus jazz, mais avec ces satanées sons électroniques que je déteste !! Beaux solos de guitare et sax mais qui manque toujours de folie. C’est propre, carré mais finalement un peu trop. La seule folie, les sons electro qui pourrissent le morceau. Mais sur la seconde partie du titre, Fats Thumbs Ronnie a décidé de prendre ce morceau à charge et là, il montre de quoi il est capable ! Le meilleur passage de l’album.

11. Dance of the Pharaohs – On accélère le rythme avec un très bon jeu de basse / piano / guitare. Et là, ENFIN, des sonorités un peu différentes, ils prennent quelques risques et c’est tant mieux ! Il faut savoir sortir de sa zone de confort pour être accrocheur! Très bon titre ! Un des meilleurs.

12. Interlude 3 – Oh, une interlude !

13. Until next time – Eux, ils ont écouté Gil Evans pour démarrer ce morceau comme ça ! Ensuite, le morceau démarre sur une ballade mielleuse à souhait. Inutile. Qui ne cadre pas avec le décor. Mais quel est le phoque ?!? Navré, je ne peux pas … c’est contre nature pour moi ce genre de titre. Même le jeu du sax m’énerve, c’est dire. Il aurait probablement fallu le remplacer par une voix, plus adapté il me semble. Mais bon, je ne suis pas producteur, juste un passionné.

En bref, un bon album electro jazz comme on en faisant il y a quelques années, sans excentricité, folie … Oubliable finalement, c’est dommage.

Comme l’indique le dernier titre de cet album, ce n’est que le début … La PHASE 1 de l’expérience The Unity Sextet.

Pour écouter cet album, c’est simple … c’est juste en dessous :