The Brand New Heavies – Dunk Your Trunk (2012)

The Brand New Heavies – Dunk your Trunk (2012)

 Attention !! L’un des meilleurs groupes de la scène Acid Jazz revient sur le devant de la scène avec un projet particulier, né d’une initiative brillante ! Pedigree Cuts a proposé aux Brand New Heavies de venir dans leur studio jouer du bon Jazz Funk, fin Novembre 2011 ! Pedigree Cuts est spécialisé dans la création musicale pour des pubs TV ou pour le cinéma. Les contributeurs les plus connus sont  Goldie, Finley Quaye, Ulrich Schnauss, Kid Creme,  Shawn Lee,  Charlie May,  Kirsty Hawkshaw, Ian Britt, Boca 45, Skeewiff & Lemon. Leur but est de rendre accessible gratuitement un max de musique, en tout cas un certain temps. Si cela fonctionne bien, certaines productions deviennent payantes. Ils en sont à 60 albums pour le moment !!

Là, c’est exactement ce qui s’est déroulé ! 13 Titres puissants instrumentaux (Oui, N’dea Davenport n’st pas présente sur cet opus), enregistrés avant leur tournée japonaise, en téléchargement libre sur une durée limitée. Ca a tellement cartonné que la boite de production a souhaité la rendre disponible en téléchargement payant. Mais franchement, moins de 9€ pour en prendre plein la tronche et les oreilles, c’est pas cher payé !

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Tracklist :

1 – School’s out

2 – Milf Shake (… no comment)

3 – Sunset Star

4 – High Rollin’

5 – Dunk Your Funk

6 – Big Girls Don’t Cry

7 – Soho Strut

8 – Montecarlo Mist

9 – Cafe Luxe

10 – Trip Wire

11 – Fruit Cake

12 – Fancy Pants

13 – Play Away

Je ne vais pas faire une critique Titre par Titre : Tout est Hyper FUNKY, avec une qualité de production impeccable !!! Basse et guitare funky, Section cuivres hyper punchy, batterie percutante, clavier bien placé, tous les solos sont sublimes. Pas en démonstration technique, mais plutôt en émotion, très inspiré … le top ! RAJ (*) !!!

Bonus audio : Tout l’album …

(*) Rien A Jeter

The Bamboos – Where does the time go ? (Feat. Aloe Blacc)

Les Australiens The Bamboos sortent le 4 juin 2012 leur 5° album ! J’avais déjà parlé de ce groupe ICI, j’en suis fan ! Ce cinquième album, sur TruThoughts s’intitule Medecine Man, avec un premier single, disponible lui bien avant à savoir le 21 Mai 2012, avec en featuring … l’unique ALOE BLACC !!! Ce single s’intitule « Where does the time go ? » et je vous le propose en vidéo ci dessous :

L’album comptera 12 titres, dont un acoustique (I Never), existant sur ce même album en version « électrique ».

Les autres featuring : Kylie Audist (Excellente !!), Megan Washington, Tim Rogers, Daniel Merriweather, Bobby Flynn & Ella Thompson. Cet album sonne un peu plus POP que les 4 précédents, sans perdre leur son qui les rend unique.

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G’s Way – Seventy Seven (2011)

G’s Way – Seventy Seven (2011)

Oui, une fois encore, je fais une review pour un disque qui date de quelques mois … Mais là, pas le choix de faire autrement ! Je n’en ai eu connaissance que cette semaine, et c’est un gros coup de coeur ! J’en ai eu quelques uns ces derniers temps, je suis gâté !

G’s Way … c’est qui ? C’est quoi ? Ça se mange ? Bon, G’s Way c’est tout d’abord un musicien de talent, qui a rouler sa bosse avec des grands … des noms ? Ok, rien que pour vous : Sly Johnson (que je kiffe grave), Versus, Corneille et son protégé Gage, Rimshot Crew … Et G’s, ce n’est pas qu’une lettre majuscule ! De son vrai nom Gérald Bonnegrace, GG a décidé de passer sur le devant de la scène avec son projet personnel ! Et quel projet !!! Il a composé, arrangé et produit l’intégralité de cet album !

Trève de blabla inutile, allons y franchement !

Musiciens :

Gérald Bonnegrace aka GG aka G’s Way : Percussions, trumpet, trombone, keyboards, bamboo flute ……… rien que ça

Thierry « JP Groov » Jean-Pierre : Bass

Stefane Goldman : Guitar

Sylvain « Sly » Fetis : Baritone & tenor saxophon

Christian Templet : Drums

Réda Samba : Drums on Parisisco

Tracklist :

1 – Latin Bubbles featuring Ronald Baker on Trumpet : intro basse, keyboard ambiance Jazz Funk, guitare wah wah en background. Puis les cuivres explosent nos tympans ! Je sens les pattes d’eph’ pousser, la coupe afro s’emparer de moi … je suis bien … Par dessus ça, Ronald Baker nous abreuve d’un solo subtil avec un boulot à a basse impeccable !! Nous sommes ensuite transporté dans une ambiance afro – latin que j’affectionne tout particulièrement. Superbe boulot.

2 – Seventy Seven featuring Thomas Koenig on Flute : Je le redis encore une fois, j’adore le son et le jeu de Thierry Jean-Pierre à la basse. C’est donc une fois de plus le cas ici … j’ai peur de me répéter tout au long de cet article. Je vais faire attention. Jazz – Rock à l’affiche assez punchy, percussions / cuivres / batterie en action ! Je suis scotché par la guitare, et c’est pas hyper fréquent. Solo sobre de Thomas Koenig sur une rythmique entêtante menée par les cuivres éclatants … Définitivement ma came ! Aaaah, je suis désolé mais écoutez moi cette basse !! Ce morceau est incroyable ! Il me prend toutes mes tripes … tout est bon, rien à jeter. 6 minutes de gourmandises. Il est écrit pour moi, c’est pas possible autrement (Mode mytho Off).

Allez, je respire 20 secondes et je repars …

3- Catch me if you can : Latin Jazz mes amis ! Superbe jeu Percu / Batterie. Les arrangements cuivres sont déments, le sax est incroyable .. il veut jouer, s’exprimer, il enrage !!! C’est sublime, punchy grave comme disent les jeunes. Gerald nous gratifien d’un jeu de percussions fabuleux sur une rythmique qui a bien décidé de ne pas le lâcher. Il assure comme une bête. Il est tout seul à jouer là ? Il est où le secret ?? Dynamo est dans la place ? Il y a de la magie ? Si je vous dis « Chair de poule », vous me croyez ? Non, je ne dis rien pour la basse, je ne ferai que me répéter …

4 – Dirt Road featuring JC Moine -Keys  : Intro percussions / cuivres feutrés pour nous emmener sur un tempo Afro Beat digne des plus grands. Oui, pourquoi aurais-je peur de le dire ? G’s Way et ses potes ont tout le talent pour ne pas avoir à rougir de leur travail face aux plus grands ! Bravo ! Groove Collective a tenté quelques morceaux dans le même genre, et je trouve que celui ci rend un meilleur hommage à l’Afro Beat, en partie grâce au jeu de percussions et au solo sax de Sylvain Fetis. JC Moine rend une partition impeccable aux claviers – Funky time ! C’est une BOMBE ce morceau ! Petit bémol : la fin en decrescendo … mais je chipote.

5 – Faubourg Saint-Denis featuring Thomas Koenig : Jazz Rock bien gras avec un lead Flûte étonnant sur un rythme pareil ! 2 minutes d’excellent groove avec un très bon Koenig.

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6 – Parisisco featuring Pierrick Pedron on Alto Sax : Ca attaque sévère avec des cuivres en forme, une batterie haletante, et surtout un sax (Pierrick Pedron donc) qui semble heureux de pouvoir s’exprimer ici tant son solo est fougueux ! La basse est … ok, j’arrête avec la basse !!! Nan parce que … OK !

7 – How U Doin’ featuring Yan Schumacher on Flugelhorn : Ambiance Acid Jazz, il fait beau, le soleil brille ! Comment je vais ? Wow .. bien ! Horns section parfaite, guitare bien placée, refrain entraînant et très belle partition de trompette.

8 – Escapade : Rythme endiablé, bamboo flûte en action, claviers en furie, ça envoie du gros ! Le JTQ (James Taylor Quartet) n’est pas loin ! Deuxième partie du morceau, on ralentit un peu la cadence histoire de reprendre un peu son souffle. Il sait jouer de tout Gerald, très bon à la flûte. Puis le rythme se remballe avec un solo de clavier hyper speed ! C’est bon tout ça ! ET je n’ai rien dit de la basse !! Hahaha !!!

9 – Don’t be quiet : Ambiance jazz Funk sur ce très bon morceau ! Les percussions occupent tout l’espace, les cuivres (et la basse) complètent tableau ! Je reste un peu sur ma faim sur le solo de clavier, mais tout est tellement bien foutu … notamment le somptueux solo de sax ! Ce morceau nous pousse à aller voir G’s Way en live ! On en veut encore plus ! Des dates prévues ? G’s, n’hésite pas à intervenir sur ce blog !

10 – Kiss and Fly : Interlude de fin – Percussions et cuivres, avec notamment un solo de trompette de G’s à faire palir tous les trompettistes … Oui, il sait tout jouer. J’ajouterai que les arrangements cuivres sont PARFAITS !

Comme vous l’aurez probablement compris, ce disque est une révélation pour moi. Je ne connaissais pas du tout cet artiste, je vais maintenant le suivre de manière rapprochée ! Je m’en voudrais de râter un passage live, un nouvel album, un featuring .. Bref, nous avons en face de nous un grand de la scène musicale. Alors, je vous demanderai de vous jeter sur les plateformes de téléchargement légales (Bandcamp, itunes …) pour vous procurer cet album ! Une autoproduction de TRES haut niveau !

Sandra Nkaké – Nothing for Granted (2012)

Sandra Nkaké – Nothing for Granted (2012)

Fraîchement sorti, le dernier album en date de Sandra Nkaké est enfin entre mes mains ! Si j’avais eu un peu plus de temps, j’aurai chroniqué cet album il y a quelques jours … mais voilà, ce n’est pas toujours simple ! Et j’adooore raconter ma vie …

Sandra Nkaké est particulière pour moi .. je la suis depuis un bout de temps … en solo, avec Push Up!, en featuring, au travers de Ji Drû et je me sens proche d’elle sans l’avoir jamais réellement rencontrée. One day … maybe 😉 [ Oui, c’est une perche géantissime Sandra].

Jazz Village a eu l’excellente idée de signer Sandra Nkaké sur ce nouveau label (au travers de Harmonia Mundi), au coté du grand Ahmad Jamal.

Ici, nous sommes finalement loin d’un univers Jazz, mais c’est ça LA grande force de cette musique … le Jazz inspire, le Jazz est inspiré par tous les univers musicaux … et c’est pour tout ça que j’en suis fou !

Son univers à Sandra Nkaké, c’est … pfff c’est très grand ! C’est Soul, deep, Groove, Pop Rock énergique, roots, teinté de jazz vibes. Du tout bon. Mais ça donne quoi sur ce dernier opus ? Let’s check it out !

Musiciens :

Sandra Nkaké : Voix / Clavinet

Jî Drû : Flûte / Voix / Rhodes / Orgue / Clavinet / percussions ……. (rien que ça. Lui, c’est un très grand !)

Julien Tekeyan : Batterie / Shaker (Impeccable)

Christophe Minck : Basse (j’adore ce musicien !)

Matthieu Ouaki : Guitare (un travail incroyable sur cet album)

Antoine Berjeaut : Trompette, Bugle (je VEUX un album solo Antoine)

Et un grand bravo à Jean Baptiste Brunhes pour le mixage !!!!

Tracklist :

1 – Always The Same : Ça démarre par un subtil mélange soul / pop avec des cuivres tout en douceur … un refrain entraînant. Nous sommes ainsi, rien ne peut réellement nous changer … et au final, c’est pas si grave. Très beau morceau poussée par une voix incroyable, qui me file la chair de poule sur les 40 dernières secondes ! Next, j’ai hâte !

2 – Same Reality : Pop mid tempo à travers le regard d’une junkie attendant que son destin change … Sublime, et je pèse mes mots. Toujours une section cuivres discrète mais parfaitement posée, Sandra Nkaké émouvante pour des paroles graves.

3 – Like a Buffalo : MORTEL !! Oh, désolé … je cause le djeun’s … Mais … MORTEL !! Rock energique avec uJî Dru à la flute impeccable, Sandra Powerful, sur une rythmique endiablée comme un buffle à la recherche de sa liberté ! Un homme refuse la fatalité, et moi j’aime ça ! Hey, la trompette est extra ! Mais trop courte !! Encooooore !

4 – Show Me The Way : Pop Soul mid tempo, avec les ingrédients que j’adore : Sandra + Cuivres délicats + superbes lyrics + Batterie qui n’en fait pas des tonnes, juste le nécessaire. Show me the way to Heaven, I feel fine

5 – Toc Toc Toc : Mais qui perturbe sans cesse Sandra en claquant sur sa porte à pas d’heure ?!? J’ai pas tout compris à ce qui se trame, ais je m’éclate ! Un bon gros délire : des voix freaky, des rires genre Mouahahahahahaha et des bruitages étranges, des portes qui grincent ! Un ovni ce morceau, je kiffe donc !

6 – Conversation : Petite indiscrète !! Sandra endosse une Tiny little girl qui se cache et observe en secret les adultes. Ambiance enfantine plutôt bien réalisée. Pas le meilleur morceau, mais c’est très bien fait ! I like conversation when I don’t say a word … espiègle je vous dis !

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7 – Mankind : Toujours à la recherche de liberté ! Sandra un peu plus énervé que sur Conversation. Elle est loin la petite fille ! La ville brûle ! Encore de superbes lyrics ! Riot on the name of freedom ! A écouter TRÈS FORT ! La fin est énorme !

8 – Nothing For Granted : Voix grave, flûte magnifique, refrain ovniesque (oui, ça existe) – Wow ! Surprenant ! Et j’adore le travail méticuleux sur la guitare. La seconde partie du morceau est d’avantage SOUL et c’est du BONHEUR EN BARRE !! HURLE POUR NOUS SANDRA !! Après ça, tu DOIS nous faire du Gospel !!!!!!!!!

9 – Rock It Better : Ambiance Reaggae, jamaica ! Oooh, c’est du bon ça ! Jérôme toujours aussi bon à la flûte … Je kiffe … tranquille … une réussite.

10 – You’d Better Dance : Je me répète, mais bordel c’est bon ! Pop énergique, cuivres parfaitement posés, et Sandra est incroyable dans ce rôle. Le « rock » dans ce qu’il y a de plus pur lui va comme un gant !

11 – Skeletone : Melting pot de tout un tas de styles musicaux, avec un travail sonore aux petits oignons. Tout droit sorti d’une B.O imaginaire. Quentin Tarantino doit l’utiliser un jour sur un de ses films ! Shake my bones

12 – No More Trouble : Magnifique soul mood, grave et sombre. Une magnifique manière de clore un opus magique, intemporel, parfois spatial tellement il nous emporte loin …

Est-ce que vous avez bien saisi le message ? Oui, il faut se procurer cet album ! Vous pouvez passer par si vous le souhaitez. Mais si vous préférez aux formats numériques, c’est dans les e-boutiques habituelles !

Séquence vidéo cadeau: 

Et pour vous donner envie de la voir en LIVE, comme au café de la danse le 11 avril prochain :

On s’y croisera peut-être 😉

Pour finir, le clip officiel de Like a Buffalo :

Chico & Rita (2010)

Chico & Rita par Fernando Trueba & Javier Mariscal

Une fois n’est pas coutume, j’ai décidé de vous parler d’un film, et non d’un disque ou d’un concert. Et qu’en plus ce film est un film d’animation. Et qu’en plus ce n’est pas hyper récent … Je colle donc fortement à l’actualité en vous parlant rapidement d’un OVNI datant de 2010 (mais sorti en France en Juillet 2011  😉  ).

Alors pourquoi toutes ces entraves ? D’abord parce que je suis un peu chez moi, et ensuite parce que je reste finalement très proche de ma ligne directrice … la Musique !

Le Picth :

Cuba, 1948. Chico, jeune pianiste talentueux, écoute les derniers airs de jazz venus d’Amérique, en rêvant de s’y faire un nom. De son côté, la belle et sauvage Rita essaie de gagner sa vie en chantant dans les clubs et les bals populaires, où sa voix captive toute l’assistance. Des bordels de la Havane à New York, en passant par Hollywood, Paris et Las Vegas, la musique et ses rythmes latinos vont les entraîner dans une histoire d’amour passionnée, à la poursuite de leurs rêves et de leur destinée.

Merci Allocine.fr

Bon, comme ça, pas super alléchant, je vous l’accorde. Mais si vous êtes aussi amoureux que moi de la musique cubaine, du be-bop, du Jazz Cubain, vous serez conquis par ce film. Et je tiens à ajouter que l’histoire d’amour impossible est terriblement prenante, triste, frustrante, magnifiquement rendu à l’écran par les talents réunis autour de ce projet.

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Lors de cette histoire, qui démarre avant l’arrivée de Fidel Castro au pouvoir et fortement inspirée de la vie de Bebo Valdès (voix de Chico dans le film et compisiteur de la musique de ce film), nous croisons Chano Pozzo, Charlie « Bird » Parker, Nat King Cole (doublé par son frère Freddie Cole), Thelonius Monk, Ben Webster et Dizzy Gillespie !!! Rien que ça ! Ça pète dans tous les coins, les musiques sont magnifiques (Jazz, Mambo …), les voix féminines sensuelles, les dessins simplistes mais amplement réalistes pour un rendu proche de la perfection. Tout musicien ou aficionados DOIT voir ce film une fois dans sa vie. C’est un cours d’histoire ainsi qu’un cours sur la culture musicale.

Il a tout de même obtenu le Goya du meilleur film d’animation, nominé au Oscars, Prix Fnac pour un long métrage à Annecy, le European film awards du meilleur film d’animation … bref, pas un film passé complètement inaperçu, même si la France n’a pas fait honneur avec ses 100 000 entrées… no comment …

Rectifiez le tir ! C’est bon pour vous !

Purple House – Tribute to Prince

Hier soir, j’y étais ! Je pourrai le dire à tous … j’y étais ! Le groupe Purple House a rendu un hommage INCROYABLE au génie de Mineapolis … Roger Nelson aka Prince.

C’est toujours dangereux de reprendre le répertoire d’une méga star, avec le risque d’imiter plutôt que d’interpréter, de réarranger. Hier soir, j’en ai juste pris plein la tête, plein les oreilles … et moi qui suis un fan de Prince, j’étais servi ! Imaginez donc 3h30 de show au Jazz Club Lionel Hampton du Méridien Etoile.

Purple House c’est qui ? 12 artistes qui tournent ensemble depuis pas mal de temps, qui se connaissent très bien, avec une complicité visible sur scène. Purple House est mené par un fabuleux Morgan Dress, que j’ai découvert hier soir. Il est le lead vocal du groupe mais pas seulement ! Il mène tout le monde comme il le souhaite, n’a de cesse que de trouver le son parfait sur scène (« baisse la reverb », « moins fort sur la batterie », « prochain solo pour toi ») et balance pas mal de vanne entre chaque morceau pour ses musiciens / chanteuses.

Les artistes de Purple House :

chant: Morgan DRESS
chant: Eva SUISSA (Nu Directions, La Timbal, vous connaissez ?)
chant: AMALYA DELEPIERRE (The voice ? C’est elle !!)
basse: Guillaume JURAMIE
batterie: Francis ARNAUD
guitare: Stephane DAIREAUX
clavier 1 : Mike KARAGOZIAN
clavier 2 : Laurian DAIRE
sax soprano/alto /baryton : Cédric RICARD (Gérard Badini, Dee Dee Bridgewater, Sergent Garcia)
sax tenor: Christophe ALARY (DOOD)
trompette: Richard BLANCHET
trombone : Sébastien LLADO

Ambiance hyper décontractée mais fabuleusement professionnelle ! Ca envoie du lourd, 3h30 de musique, avec seulement deux pauses  de 15 minutes, où Basse – Batterie – Claviers – Guitare n’ont de cesse que de nous en mettre plein les tympans ! Et cerise sur le gateau déjà délicieux … une section cuivres INCROYABLE !!!!!!!!!! Et je suis difficile en la matière.

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Je n’ai pas compté le nombre de morceaux joués, mais cela devait atteindre les 30 – 35 à mon avis. Et si seulement ce n’était que de la reprise … mais que nenni … les arrangements étaient énormes. Seuls des amoureux de Prince peuvent faire ce genre de travail. Ils ont compris l’univers global de Prince ainsi que ses influences pour en faire un show sans complexe, qui ne mérite qu’une chose … un public encore plus fou ! Les titres allaient de 1999, Contreversy, Sign’o’ the time, Kiss à Musicology, Get Wild, HouseQuake, Cream, 3121. Que le meilleur pour un concert hyper punchy ! Et franchement, voir des musiciens jouer comme des diables avec le sourire aux lèvres non stop, c’est beau !!! Et c’est très contagieux !

Petit bémol à cette soirée inoubliable : le « couple » en face de nous … Lui, un mannequin pour l’huile Lesieur et son escort girl qui n’ont fait que de se peloter comme des porcs !! Et vas-y que je te roule des Galoches à gogo avec mes mains perdus sur ton corps, jusqu’à être debout sur elle !! Biatch !!! Quel soulagement quand ils sont partis faire leur sale besognes, sans qu’il ait oublié de piquer les petits fours… très discrètement …  😉

Côté photos, vous m’excuserez … je les ai faites moi mêmes avec un appareil que je maîtrise peu … mais elles viennent du coeur !

Prochain rendez – vous le 31 mars au Réservoir !! Entrée libre alors foncez !!!!!!! Moi ? J’y serai de nouveau of course. Je vous y retrouve SANS FAUTE !! Vous ne le savez pas encore, mais vous en avez besoin !

Petit bonus vidéo à voir en entier !!! Mais attention, c’est encore mieux en LIVE !

Kirk Whalum – Romance Language (2012)

Kirk Whalum – Romance Language (2012)

25° album de Kirk Whalum, ou pas loin. Et comme à chaque fois, j’ai le palpitant qui s’excite … Non pas que j’ai hâte de l’écouter, mais plutôt … Daube ou pas daube … Telle est la question … Bon cru ou pas ? Le truc avec Kirk Whalum, c’est qu’il est capable du meilleur comme du pire. Le meilleur ? Sans aucun doute la série des 3 Gospel according to Jazz (featuring George Duke, Paul Jackson Jr par exemple …), ou encore son avant dernier opus hommage à Donny Hathaway (Everything is everything – Music of Donny Hathaway) Le pire ? « The Christmas message » par exemple … trop dur pour mes oreilles sensibles …

Il sait s’entourer des meilleurs musiciens de la planète, pour ça aucun souci. Mais le reste ne suit pas toujours. C’est comme un film avec toutes les mega stars Hollywood pour un flop monumental. Les musiciens sont là pour faire leur job. S’ils sont bons tant mieux pour le disque, mais ils ne peuvent changer radicalement l’orientation prise par l’artiste, ou du moins le producteur !

Là, il accumule dès le départ les conditions de stress pour mon palpitant dont j’ai parlé au début … :

Titre de l’album : Romance Language … vous voyez ? Ça respire le sirupeux à plein nez déjà rien que là !

Date de sortie : 14 Février 2012 … Saint Valentin ! Aaaaaaaaargh shoot me … Straight in the heart ! It hurts ! Dans la gueule !!!

Je ne vais donc pas vous faire endurer ça très longtemps, mais si vous aimez les soirées romantiques, avec guimauves et candlelights, ce disque fera l’affaire … enfin, si vous avez l’être aimé avec vous .. Ben oui, sinon … mais sinon vous allez vous faire CH%$# !!!

Et oui, 10 plages langoureuses, sirupeuses, mielleuses, et autres mots en « -euse » … Qui a dit Chieuse ????? Pas de ça ici ! Mais vous ne vous rendez pas compte ou quoi ? Nous sommes sur un site sérieux, pas un défouloir bordel de M…E !!!

Le pire dans tout ça, c’est que c’est un hommage à l’album de John Coltrane et Johnny Hartman de 1963. Les 6 premiers titres sont d’ailleurs ceux de cet album, revisité par Kirk Whalum.

Musiciens :

Kirk Whalum: tenor saxophone, soprano saxophone, flute

Kevin Whalum: vocals (1-6)

Hugh « Peanuts » Whalum: vocal (7)

Marcus Finnie: drums;

Braylon Lacy: bass

Kevin Turner: electric guitar

Michael « Nomad » Ripoll: acoustic guitar

Ralph Lofton: organ

John Stoddart: piano, keyboards, organ (10), backing vocals (9)

Bashiri Johnson: percussion (1, 5, 7, 8, 10)

Javier Solis: percussion (2, 3, 6, 9)

George Tidwell: flugelhorn, trumpet.

Tracklist pour les plus courageux :

1. They say it’s wonderful – ben pas moi

2. Dedicated to you – Fallait pas, je t’assure … très mignonne la section cuivres, mais le reste … non, vraiment pas …

3. My One and Only Love – ouais, à ce jour oui ! On dit tous ça … Quoi je suis pessimiste ?!? Il m’énerve ce disque !

4. Lush Life – Ben moi, j’aimerai bien … très franchement oui ! Pour le coup, j’ai apprécié l’intro au clavier. Le reste, PUKE !!!!

5. You are too Beautiful – Je suis certain que tu es en plein rêve … car si c’est trop beau pour être vrai, c’est que vraiment tu rêves !! Rien de bon, tout est poussif là dedans !!!!

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6. Autumn Serenade – tu m’en fais un belle de sérénade là tiens … Magnifique pour un ascenseur !

7. Almost doesn’t count – reprise de Brandy, avec la voix de l’oncle de Kirk Whalum : Hugh « Peanuts » Whalum. Probablement le titre le plus intéressant. Mais que c’est du vu vu et revu … !

8. I wish I Wasn’t – Nous aussi, tu peux pas imaginer !!

9. I wanna know – On se rapproche un peu plus d’u son qui pourrait être du gospel. C’est pas mal.

10. Spend my life with you – Tout un programme chanté par son frère, au demeurant très talentueux … Kevin Whalum.

Bon, on en est venu à bout de ce calvaire … C’est finalement celui ci le pire de sa discographie et presque trop smooth jazz ! Si vous voulez deux conseils : passez votre chemin et écoutez plutôt l’album d’origine ! Ce n’était pas du tout le style de John Coltrane, mais ça sonnait bien mieux ! Ou mieux encore, écoutez Middlewood Sessions !!

Et puisque je vous adore, voici un extrait de Romance Language, avec You Are Too Beautiful :